Un nouveau vase prend forme, porteur d’un héritage un peu particulier.
Il s’inspire directement de la pièce disparue — celle qui n’a jamais eu la chance de dévoiler sa couleur, subtilisée avant même sa dernière métamorphose.
Cette fois, le décor floral revient, gravé patiemment à la main, comme une mémoire transmise de l’œuvre volée à sa cadette. La glaçure, encore indéterminée, se choisira à la croisée du risque et de l’espérance. Peu importe la teinte, elle incarnera ce pari renouvelé de laisser la matière et le feu dialoguer ensemble.
Il y a dans cette reprise un souffle de défi : recommencer, malgré la perte, et croire que la deuxième chance saura porter mieux que la première. Ce vase ne remplace pas son prédécesseur — il ouvre simplement une nouvelle voie, avec la promesse fragile d’arriver à destination.

